Exécution d'un jugement et saisies en Aveyron

Vous avez obtenu une décision de justice, mais votre débiteur ne paie pas ? Le commissaire de justice est le seul professionnel habilité à mettre en œuvre l'exécution forcée : saisie sur compte bancaire, saisie de biens, recherche du patrimoine. Nous choisissons avec vous la procédure la plus efficace selon la situation du débiteur.

Le préalable : disposer d'un titre exécutoire

On ne saisit pas les biens de quelqu'un sur la seule foi d'une facture ou d'un courrier. L'exécution forcée suppose un titre exécutoire, c'est-à-dire un document auquel la loi donne force exécutoire. Il peut s'agir :

  • d'un jugement, d'une ordonnance ou d'un arrêt revêtu de la formule exécutoire ;
  • d'une ordonnance d'injonction de payer devenue exécutoire ;
  • d'un acte notarié contenant une obligation de payer ;
  • d'une transaction homologuée par le juge ;
  • d'autres titres prévus par la loi, par exemple certains titres délivrés par des organismes.

Dans la plupart des cas, la décision doit aussi être signifiée au débiteur avant toute mesure. Si vous n'avez pas encore de titre, nous vous orientons : parfois une démarche de recouvrement suffit à obtenir le paiement, parfois une procédure judiciaire est nécessaire d'abord.

Comment choisissons-nous la procédure ?

Il n'existe pas de procédure unique. Le commissaire de justice choisit le moyen le plus adapté, en fonction de trois éléments :

  • La solvabilité du débiteur : dispose-t-il d'un compte approvisionné, d'un emploi, d'un patrimoine ?
  • La nature de la décision : condamnation à payer une somme, à remettre un bien, à faire cesser une situation, à remettre les lieux en état.
  • L'attitude du débiteur : bonne foi, mauvaise foi, volonté de gagner du temps.

Cette analyse conditionne le coût et la rapidité de l'exécution. Une saisie inadaptée coûte cher et déçoit. Nous préférons passer du temps en amont pour vous éviter des frais inutiles.

Les principales mesures d'exécution

La saisie-attribution

Elle vise les sommes détenues par un tiers pour le compte du débiteur, le plus souvent sur un compte bancaire. L'acte de saisie est remis à la banque, qui doit bloquer les sommes. Le débiteur en est informé et dispose d'un délai pour contester.

La saisie-vente

Elle porte sur les biens mobiliers du débiteur, comme du mobilier ou des véhicules. Elle débute par un commandement de payer, suivi d'un délai avant la saisie proprement dite. Les biens saisis peuvent ensuite être vendus aux enchères, et le produit de la vente sert à régler la dette.

La saisie des véhicules et d'autres biens

Selon la situation, d'autres mesures existent : immobilisation d'un véhicule, saisie de droits d'associé ou de valeurs mobilières, saisie de biens meubles incorporels. Nous vous indiquons celle qui est pertinente et celle qui ne l'est pas.

La saisie immobilière

Elle débute par un commandement de payer valant saisie signifié par le commissaire de justice, puis suit une procédure spécifique qui se prépare avec un avocat.

La saisie des rémunérations

La saisie du salaire suit une procédure particulière, engagée devant le juge de l'exécution. Nous vous indiquons si elle est adaptée à votre situation et comment l'engager.

Protéger vos droits avant d'avoir une décision

Lorsque vous craignez que votre débiteur organise son insolvabilité ou fasse disparaître ses biens, des mesures conservatoires peuvent figer la situation : saisie conservatoire de biens ou de sommes, sûreté judiciaire. Elles ne permettent pas de vendre ni de se faire payer immédiatement, mais elles visent à préserver les biens jusqu'à la décision.

Ces mesures peuvent, selon les cas, exiger l'autorisation du juge. Nous vous conseillons sur leur opportunité avant d'engager des frais.

Le coût de l'exécution

Le coût d'une mesure d'exécution dépend de sa nature et de la situation du débiteur. Nous vous indiquons le coût prévisible avant de lancer chaque mesure, afin que vous puissiez décider en connaissance de cause.

Un titre exécutoire ne se conserve pas indéfiniment : un délai s'applique pour le mettre à exécution. Il est donc utile de ne pas laisser dormir un jugement obtenu.

Où intervenons-nous ?

Pour l'exécution, notre compétence couvre le ressort de la cour d'appel de Montpellier, c'est-à-dire tout l'Aveyron. Voici les villes pour lesquelles vous trouverez une page dédiée.

Démarches liées

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un titre exécutoire ?
C'est un document auquel la loi donne force exécutoire : jugement, ordonnance, arrêt, acte notarié, transaction homologuée, etc. Sans titre exécutoire, on ne peut pas saisir les biens d'un débiteur.
Peut-on tout saisir chez un débiteur ?
Non. Certains biens et certaines sommes sont insaisissables. Nous vérifions ce qui peut être saisi avant d'agir.
Combien de temps dure une procédure d'exécution ?
Cela dépend de la mesure et de l'attitude du débiteur. Une saisie sur compte bancaire peut aboutir rapidement si des fonds sont disponibles, alors qu'une exécution se heurtant à une insolvabilité est plus longue. Nous vous indiquons une estimation réaliste au départ.
Comment connaître le coût avant une saisie ?
Nous vous indiquons le coût prévisible de chaque mesure avant d'intervenir.
Un jugement ancien peut-il encore être exécuté ?
Un titre exécutoire ne dure pas indéfiniment : un délai s'applique pour l'exécuter. Contactez-nous avec le jugement pour savoir où vous en êtes.

Parlons de votre situation

Un acte à signifier, un constat à établir, un impayé à recouvrer ? Appelez-nous ou écrivez-nous : nous vous indiquons la démarche adaptée.

Villefranche-de-Rouergue

25, rue Mailhes
12200 Villefranche-de-Rouergue
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Decazeville

30, esplanade Jean Jaurès
12300 Decazeville
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